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Brouillon non relu. Ce cours est un brouillon non relu par l'enseignant : le contenu est à faire vérifier avant toute utilisation en classe.

M21 — Outils mathématiques pour la physique et la SI

Objectif du chapitre. Cette annexe transversale rassemble les outils de calcul vectoriel et intégral qui sont utilisés dans les chapitres de physique (P2.3–P2.5, ch21–25) et de SI (S2, S4, S5, S8) mais qui ne sont enseignés dans aucun chapitre du référentiel. Le lecteur doit savoir définir et calculer un produit vectoriel, dériver un vecteur en coordonnées polaires, calculer une intégrale curviligne et une intégrale de surface, et décomposer une fraction rationnelle en éléments simples.

Statut de l'annexe

Cette page est une annexe d'outils (niveau 2) : elle ne porte pas de capacité du référentiel v1, mais elle est cité en renvoi depuis les chapitres qui utilisent ces outils. Chaque outil est rappelé au point d'usage dans le chapitre concerné ; ici, on les rassemble et on les prouve ou démontre une fois pour toutes.

Notions​

1. Produit vectoriel​

Soient u⃗=(ux,uy,uz)\vec{u} = (u_x, u_y, u_z) et v⃗=(vx,vy,vz)\vec{v} = (v_x, v_y, v_z) deux vecteurs de R3\mathbb{R}^3. Leur produit vectoriel est le vecteur

u⃗×v⃗=∣e⃗xe⃗ye⃗zuxuyuzvxvyvz∣=(uyvz−uzvy,  uzvx−uxvz,  uxvy−uyvx).\vec{u} \times \vec{v} = \begin{vmatrix} \vec{e}_x & \vec{e}_y & \vec{e}_z \\ u_x & u_y & u_z \\ v_x & v_y & v_z \end{vmatrix} = \left( u_y v_z - u_z v_y,\; u_z v_x - u_x v_z,\; u_x v_y - u_y v_x \right).

Propriétés fondamentales.

  • Anti-commutativité : u⃗×v⃗=− v⃗×u⃗\vec{u} \times \vec{v} = -\, \vec{v} \times \vec{u} (le produit vectoriel n'est pas commutatif — c'est la différence essentielle avec le produit scalaire).
  • Bilinearité : (λu⃗+μv⃗)×w⃗=λ u⃗×w⃗+μ v⃗×w⃗(\lambda \vec{u} + \mu \vec{v}) \times \vec{w} = \lambda\, \vec{u} \times \vec{w} + \mu\, \vec{v} \times \vec{w}.
  • Colinéarité : u⃗×v⃗=0⃗\vec{u} \times \vec{v} = \vec{0} si et seulement si u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} sont colinéaires.
  • Norme : ∥u⃗×v⃗∥=∥u⃗∥ ∥v⃗∥ ∣sin⁡θ∣\|\vec{u} \times \vec{v}\| = \|\vec{u}\| \, \|\vec{v}\| \, |\sin \theta| où θ\theta est l'angle entre u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} — c'est l'aire du parallélogramme engendré par u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v}.
  • Orientation : (u⃗,v⃗,u⃗×v⃗)(\vec{u}, \vec{v}, \vec{u} \times \vec{v}) est une base directe (règle de la main droite : doigts de u⃗\vec{u} vers v⃗\vec{v}, le pouce pointe dans le sens de u⃗×v⃗\vec{u} \times \vec{v}).

Produit mixte. Le produit mixte de trois vecteurs est (u⃗,v⃗,w⃗)=u⃗⋅(v⃗×w⃗)=det⁡(u⃗,v⃗,w⃗)\left( \vec{u}, \vec{v}, \vec{w} \right) = \vec{u} \cdot \left( \vec{v} \times \vec{w} \right) = \det(\vec{u}, \vec{v}, \vec{w}) ; c'est le volume signé du parallélépipède qu'ils engendrent, et il s'annule si et seulement si les trois vecteurs sont coplanaires.

Exemple chiffré. u⃗=(1,0,0)\vec{u} = (1, 0, 0), v⃗=(0,1,0)\vec{v} = (0, 1, 0) : u⃗×v⃗=(0⋅0−0⋅1,  0⋅0−1⋅0,  1⋅1−0⋅0)=(0,0,1)=e⃗z\vec{u} \times \vec{v} = (0 \cdot 0 - 0 \cdot 1,\; 0 \cdot 0 - 1 \cdot 0,\; 1 \cdot 1 - 0 \cdot 0) = (0, 0, 1) = \vec{e}_z. Vérification par la norme : ∥u⃗×v⃗∥=1⋅1⋅sin⁡90°=1=∥(0,0,1)∥\|\vec{u} \times \vec{v}\| = 1 \cdot 1 \cdot \sin 90° = 1 = \|(0,0,1)\|.

Où on l'utilise. Force de Lorentz F⃗=q v⃗×B⃗\vec{F} = q\, \vec{v} \times \vec{B} (P2.4), force de Laplace F⃗=I ℓ⃗×B⃗\vec{F} = I\, \vec{\ell} \times \vec{B} (ch22), moment cinétique L⃗=r⃗×p⃗\vec{L} = \vec{r} \times \vec{p} (P2.5), moment d'une force M⃗=r⃗×F⃗\vec{M} = \vec{r} \times \vec{F} (P2.5, S4), fermeture des mécanismes (S2, S8).

2. Gradient​

Le gradient d'une fonction f:R3→Rf : \mathbb{R}^3 \to \mathbb{R} de classe C1C^1 est le vecteur

∇f=(∂f∂x,  ∂f∂y,  ∂f∂z).\nabla f = \left( \frac{\partial f}{\partial x},\; \frac{\partial f}{\partial y},\; \frac{\partial f}{\partial z} \right).

Il est défini en M20 (cas R2\mathbb{R}^2) ; on l'étend ici à R3\mathbb{R}^3 car c'est la forme utilisée en physique.

Propriétés.

  • ∇f\nabla f est orthogonal aux surfaces de niveau f=cf = c et pointe dans la direction de croissance la plus rapide de ff.
  • Champs gradients : un champ A⃗\vec{A} est un champ gradient (ou conservatif) s'il existe ff tel que A⃗=∇f\vec{A} = \nabla f ; ff est alors une primitive (potentiel) de A⃗\vec{A}. Le champ électrostatique E⃗=−∇V\vec{E} = -\nabla V (ch21, ch23) et le champ de gravitation g⃗=−∇U/m\vec{g} = -\nabla U/m (ch14) sont des champs gradients.
  • Théorème fondamental de l'intégrale curviligne : si A⃗=∇f\vec{A} = \nabla f, alors ∫ABA⃗⋅dℓ⃗=f(B)−f(A)\int_{A}^{B} \vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = f(B) - f(A) — l'intégrale ne dépend que des extrémités, pas du chemin (cf. §4).

3. Dérivées de vecteurs : base polaire​

Pour un point de coordonnées polaires (r,θ)(r, \theta) dans le plan, la base polaire (e⃗r,e⃗θ)(\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) dépend de θ\theta :

e⃗r=(cos⁡θ,sin⁡θ),e⃗θ=(−sin⁡θ,cos⁡θ).\vec{e}_r = (\cos\theta, \sin\theta), \qquad \vec{e}_\theta = (-\sin\theta, \cos\theta).

Comme e⃗r\vec{e}_r et e⃗θ\vec{e}_\theta varient avec θ\theta, leurs dérivées ne sont pas nulles :

de⃗rdθ=e⃗θ,de⃗θdθ=−e⃗r.\frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}\theta} = \vec{e}_\theta, \qquad \frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}\theta} = -\vec{e}_r.

Dérivation d'un vecteur en coordonnées polaires. Soit r⃗=r e⃗r\vec{r} = r\, \vec{e}_r. Par la règle du produit (le vecteur e⃗r\vec{e}_r dépend du temps) :

v⃗=dr⃗dt=r˙ e⃗r+r θ˙ e⃗θ.\vec{v} = \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} = \dot{r}\, \vec{e}_r + r\, \dot{\theta}\, \vec{e}_\theta.

En dérivant une seconde fois :

a⃗=(r¨−r θ˙2)e⃗r+(2 r˙ θ˙+r θ¨)e⃗θ.\vec{a} = \left( \ddot{r} - r\, \dot{\theta}^2 \right) \vec{e}_r + \left( 2\, \dot{r}\, \dot{\theta} + r\, \ddot{\theta} \right) \vec{e}_\theta.

Le terme −r θ˙2-r\, \dot{\theta}^2 est la force centrifuge (composante radiale), le terme 2 r˙ θ˙2\, \dot{r}\, \dot{\theta} est la force de Coriolis (composante orthoradiale) — voir le chapitre P2.1 (cinématique polaire) et le chapitre 14 (mouvement central).

4. Intégrale curviligne et intégrale de surface​

Intégrale curviligne (circulation). Soit A⃗\vec{A} un champ vectoriel et γ\gamma une courbe orientée de AA à BB, paramétrée par ℓ⃗(t)\vec{\ell}(t), t∈[t0,t1]t \in [t_0, t_1]. L'intégrale curviligne de A⃗\vec{A} le long de γ\gamma est

∫γA⃗⋅dℓ⃗=∫t0t1A⃗(ℓ⃗(t))⋅ℓ⃗′(t) dt.\int_{\gamma} \vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{t_0}^{t_1} \vec{A}(\vec{\ell}(t)) \cdot \vec{\ell}'(t)\, \mathrm{d}t.

Si γ\gamma est fermée, on note ∮γA⃗⋅dℓ⃗\oint_{\gamma} \vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} ; c'est la circulation de A⃗\vec{A} sur γ\gamma.

  • Champ gradient : la circulation sur tout contour fermé est nulle (∮∇f⋅dℓ⃗=0\oint \nabla f \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 0) — c'est le théorème fondamental (§2).
  • Champ non conservatif : la circulation peut être non nulle ; c'est le cas du champ magnétique B⃗\vec{B} autour d'un fil parcouru par un courant (théorème d'Ampère, ch21) et du champ E⃗\vec{E} induit (loi de Faraday, ch23).

Intégrale de surface (flux). Soit SS une surface orientée de normale locale n⃗\vec{n}. Le flux de A⃗\vec{A} à travers SS est

Φ=∬SA⃗⋅n⃗ dS.\Phi = \iint_{S} \vec{A} \cdot \vec{n}\, \mathrm{d}S.
  • Si A⃗\vec{A} est uniforme et la surface plane de normale n⃗\vec{n} : Φ=A⃗⋅n⃗ S\Phi = \vec{A} \cdot \vec{n}\, S (produit scalaire du champ par l'aire vectorielle).
  • Flux du champ magnétique : ΦB=∬SB⃗⋅n⃗ dS\Phi_B = \iint_S \vec{B} \cdot \vec{n}\, \mathrm{d}S ; la loi de Faraday dit E=−dΦBdt\mathcal{E} = -\dfrac{\mathrm{d}\Phi_B}{\mathrm{d}t} (ch23).
  • Théorème de Gauss (culture) : ∬∂VA⃗⋅n⃗ dS=∭V(∇⋅A⃗) dV\iint_{\partial V} \vec{A} \cdot \vec{n}\, \mathrm{d}S = \iiint_V (\nabla \cdot \vec{A})\, \mathrm{d}V — le flux à travers la frontière d'un volume vaut l'intégrale de la divergence dans le volume. C'est l'outil du champ électrique E⃗\vec{E} autour d'une charge (ch21).

5. Décomposition en éléments simples​

Contexte. En M2 (calculs algébriques), en M15 (séries numériques) et en S5 (transformée de Laplace), on a besoin d'intégrer ou de décomposer des fractions rationnelles P(x)Q(x)\dfrac{P(x)}{Q(x)}. Si deg⁡P<deg⁡Q\deg P < \deg Q et si QQ est factorisé, on décompose en éléments simples : une somme de fractions dont le dénominateur est une puissance d'un facteur irréductible de QQ.

Méthode générale. Soit Q(x)=(x−a)m R(x)Q(x) = (x - a)^m \, R(x) avec R(a)≠0R(a) \neq 0. La partie associée au facteur (x−a)m(x-a)^m est

A1x−a+A2(x−a)2+⋯+Am(x−a)m.\frac{A_1}{x - a} + \frac{A_2}{(x - a)^2} + \cdots + \frac{A_m}{(x - a)^m}.

Cas m=1m = 1 (racine simple). A1=P(a)R′(a)A_1 = \dfrac{P(a)}{R'(a)} si Q=(x−a)RQ = (x-a) R ; plus généralement, si Q=(x−a)S(x)Q = (x-a) S(x) avec S(a)≠0S(a) \neq 0, alors A1=P(a)S(a)A_1 = \dfrac{P(a)}{S(a)}.

Cas m=2m = 2 (racine double). On cherche A1/(x−a)+A2/(x−a)2A_1/(x-a) + A_2/(x-a)^2. On multiplie par (x−a)2(x-a)^2 : P(x)/S(x)=A1(x−a)+A2P(x)/S(x) = A_1 (x-a) + A_2. En x=ax = a : A2=P(a)/S(a)A_2 = P(a)/S(a). En dérivant ou en prenant une seconde valeur de xx : A1A_1.

Exemple complet. Décomposer 1x(x−1)\dfrac{1}{x(x-1)} : on cherche Ax+Bx−1\dfrac{A}{x} + \dfrac{B}{x-1}. En multipliant par x(x−1)x(x-1) : 1=A(x−1)+Bx1 = A(x-1) + Bx. En x=0x = 0 : A=−1A = -1. En x=1x = 1 : B=1B = 1. Donc

1x(x−1)=−1x+1x−1.\frac{1}{x(x-1)} = -\frac{1}{x} + \frac{1}{x-1}.

Exemple avec racine double. Décomposer 1x2(x−1)\dfrac{1}{x^2 (x-1)} : on cherche Ax+Bx2+Cx−1\dfrac{A}{x} + \dfrac{B}{x^2} + \dfrac{C}{x-1}. En multipliant par x2(x−1)x^2(x-1) : 1=Ax(x−1)+B(x−1)+Cx21 = A x (x-1) + B(x-1) + C x^2. En x=0x = 0 : B=−1B = -1. En x=1x = 1 : C=1C = 1. En x=2x = 2 : 1=2A+(−1)+41 = 2A + (-1) + 4 donc A=−1A = -1. Vérification : 1x2(x−1)=−1x−1x2+1x−1\dfrac{1}{x^2(x-1)} = -\dfrac{1}{x} - \dfrac{1}{x^2} + \dfrac{1}{x-1}.

Où on l'utilise. Intégrales de fractions rationnelles (M14), convergence de séries de la forme ∑1n(n+1)\sum \dfrac{1}{n(n+1)} (M15), transformée de Laplace inverse de 1p(p+a)=1a(1p−1p+a)\dfrac{1}{p(p+a)} = \dfrac{1}{a}\left(\dfrac{1}{p} - \dfrac{1}{p+a}\right) (S5 — capacité phare du chapitre).

Démonstrations exigibles​

Démonstrations exigibles — à savoir refaire : norme du produit vectoriel et dérivées de la base polaire. Norme : ∥u⃗×v⃗∥2=(uyvz−uzvy)2+(uzvx−uxvz)2+(uxvy−uyvx)2\|\vec{u} \times \vec{v}\|^2 = (u_y v_z - u_z v_y)^2 + (u_z v_x - u_x v_z)^2 + (u_x v_y - u_y v_x)^2 ; après développement, c'est ∥u⃗∥2∥v⃗∥2−(u⃗⋅v⃗)2=∥u⃗∥2∥v⃗∥2(1−cos⁡2θ)=∥u⃗∥2∥v⃗∥2sin⁡2θ\|\vec{u}\|^2 \|\vec{v}\|^2 - (\vec{u} \cdot \vec{v})^2 = \|\vec{u}\|^2 \|\vec{v}\|^2 (1 - \cos^2 \theta) = \|\vec{u}\|^2 \|\vec{v}\|^2 \sin^2 \theta. Base polaire : de⃗rdθ=ddθ(cos⁡θ,sin⁡θ)=(−sin⁡θ,cos⁡θ)=e⃗θ\dfrac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}\theta} = \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\theta}(\cos\theta, \sin\theta) = (-\sin\theta, \cos\theta) = \vec{e}_\theta ; de même de⃗θdθ=(−cos⁡θ,−sin⁡θ)=−e⃗r\dfrac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}\theta} = (-\cos\theta, -\sin\theta) = -\vec{e}_r.

Capacités exigibles​

Cette annexe ne porte pas de capacité du référentiel v1 ; elle sert les capacités suivantes :

  • P2.4.lorentz — Force de Lorentz F⃗=q v⃗×B⃗\vec{F} = q\, \vec{v} \times \vec{B} : calculer v⃗×B⃗\vec{v} \times \vec{B} (§1).
  • P2.5.moment-cinetique — Moment cinétique L⃗=r⃗×p⃗\vec{L} = \vec{r} \times \vec{p} et moment d'une force M⃗=r⃗×F⃗\vec{M} = \vec{r} \times \vec{F} (§1).
  • P2.3.energie-cinetique — Champ gradient et potentiel d'énergie (§2).
  • S2.loi-entree-sortie — Fermeture des mécanismes par produit vectoriel (§1).
  • S4.pfs — Moment d'une force et PFS (§1).
  • S8.cir — Composition des rotations, produit vectoriel (§1).
  • S5.laplace — Transformée de Laplace inverse par décomposition en éléments simples (§5).
  • M2.somme-classique — Calculs algébriques sur fractions rationnelles (§5).
  • M15.nature-serie — Séries de fractions rationnelles (§5).
  • M20.gradient — Gradient et dérivées directionnelles (§2).

Pièges classiques​

  • Produit vectoriel non commutatif : u⃗×v⃗=− v⃗×u⃗\vec{u} \times \vec{v} = -\, \vec{v} \times \vec{u} ; l'ordre compte. Ne jamais écrire v⃗×B⃗=B⃗×v⃗\vec{v} \times \vec{B} = \vec{B} \times \vec{v}.
  • Produit vectoriel nul ≠ vecteurs nuls : u⃗×v⃗=0⃗\vec{u} \times \vec{v} = \vec{0} si et seulement si u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} sont colinéaires (pas seulement s'ils sont nuls).
  • Dérivée de la base polaire : de⃗rdt=θ˙ e⃗θ≠0⃗\dfrac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta}\, \vec{e}_\theta \neq \vec{0} ; oublier ce terme fait perdre la force centrifuge −rθ˙2-r \dot{\theta}^2 et la force de Coriolis 2r˙θ˙2 \dot{r} \dot{\theta}.
  • Circulation nulle ≠ champ nul : un champ peut avoir une circulation nulle sur tout contour fermé (champ gradient) sans être nul ; c'est le cas du champ électrostatique.
  • Flux : la normale compte : Φ=∬A⃗⋅n⃗ dS\Phi = \iint \vec{A} \cdot \vec{n}\, \mathrm{d}S ; si A⃗\vec{A} est perpendiculaire à n⃗\vec{n}, le flux est nul même si A⃗≠0⃗\vec{A} \neq \vec{0}.
  • Éléments simples : vérifier le degré : la décomposition suppose deg⁡P<deg⁡Q\deg P < \deg Q ; sinon, on fait d'abord la division euclidienne P=Q×D+RP = Q \times D + R et on décompose R/QR/Q.
  • Racine double : deux constantes : pour un facteur (x−a)2(x-a)^2, il faut deux constantes A1,A2A_1, A_2 (pas une seule) ; oublier A2/(x−a)2A_2/(x-a)^2 donne une décomposition incorrecte.

Pour aller plus loin​

Cette annexe est citée en renvoi depuis les chapitres P2.3, P2.4, P2.5, ch21, ch22, ch23, S2, S4, S5 et S8. Pour les manuels et annales, voir la page Ressources, exercices et annales.